Tribune « Gap en Mag » – Eau potable de Gap – 5 décembre 2017

Le groupe Gap @venir publie chaque trimestre une tribune à l’occasion de la diffusion du magazine Gap en Mag. Voici la tribune publiée pour le mois de décembre 2017

L’été 2017 a été marqué par une sécheresse problématique pour les habitants de tout le département, et une alerte réelle sur les capacités en eau potable de Gap. Les restrictions imposées ont perturbé la vie quotidienne des gapençaises et des gapençais : plus aucun arrosage des jardins et des terrains de sport. Pire, en plein milieu de l’été le nombre de jours de réserve en eau potable pour les habitants de la ville de Gap commençait à être compté !

Le sujet n’est pas neuf, nous le mettons régulièrement « sur la table » des conseils municipaux, mais rien n’a été fait depuis des années pour débloquer concrètement la situation. Cela devient une urgence absolue, nécessitant des investissements immédiats. Il n’est pas possible de jouer à la roulette russe un été de plus avec l’eau potable de notre ville de plus de 40000 habitants.

Nous savons que la provenance en eau potable actuelle de la ville de Gap n’est pas suffisamment sécurisée pour écarter complètement une intervention préfectorale (c’est-à-dire un arrêt temporaire d’eau potable par les robinets) si un problème était détecté. Et nous savons aussi que rien n’avance pour des questions de « gros sous », les contentieux avec l’ASA de Gap se succédant pour des différends financiers, sans aucune prise en compte de l’intérêt général de la population gapençaise. Nous savons tout cela et encore une fois rien n’a été fait. Alors que dans le même temps, le PLU proposé par le maire Roger Didier envisage une population qui grimperait à 50000 habitants ! Sans action rapide, faudra-t-il que chacun des nouveaux habitants se contente d’un verre d’eau par jour en été dans 20 ans ?

Les solutions existent pourtant pour que, dans le futur, les restrictions n’aient plus lieu et que les sources soient sécurisées en qualité : il faut mettre en place un captage au niveau de la nappe des Choulières (dans le Champsaur). L’an dernier, afin d’évaluer les travaux, la préfecture a été obligée d’intervenir pour avoir accès au parcours de l’eau gérée par le Canal de Gap… qui en refusait l’accès ! On ne peut pas se contenter de recours en justice qui visent à retarder les transformations nécessaires. Les travaux doivent avoir lieu dans l’année qui vient, et si la mairie est enfin décidée à y procéder, nous la soutiendrons politiquement face à ceux qui veulent tout bloquer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s