Invitée de RTL midi – 2 décembre 2016

Retranscription

Vous êtes à la tête d’un courant dans le PS, la Fabrique. Qu’avez-vous ressenti hier soir, aux alentours de 20h09 ?

« Un choc, une certaine émotion. Il se trouve que j’étais avec l’ensemble des  militants de ma circonscription pour discuter des prochaines échéances, des Primaires et législatives… On a vécu çette déclaration ensemble. C’était un moment d’émotion, très digne. J’ai trouvé le Président à la fois humble et touché. La première réaction des militants, ça a quand même été de dire que c’était une page qui se tournait, et un moment de choc »

Une réflexion en son âme et consciences, les frondeurs, Manuel Valls et son interview dans le JDD… Pourquoi cette décision du Président ?

« Je pense vraiment que l’explication du Président donnée hier soir est la bonne : il a peur pour l’avenir de la France. Aujourd’hui, on est dans une situation, du fait de la situation politique de la gauche très détériorée, où on peut se retrouver au 2e tour de l’élection présidentielle avec un affrontement entre François Fillon et Marine Le Pen. Marine Le Pen, l’extrême droite et la xénophobie ; François Fillon, la privatisation de la sécurité sociale et la fin du temps légal de travail… Le Président a considéré que le danger, pour la France et pour la gauche, était trop important et qu’il fallait qu’il se sacrifie. »

Parce qu’il n’était pas le mieux placé pour rassembler à gauche. Qui est le mieux placé pour la primaire ?

« C’est une vraie question.Moi je pense d’abord qu’il faut prendre acte du fait qu’une page se tourne et qu’il faut maintenant réécrire une nouvelle page. C’est à notre génération –– c’est la démarche de notre courant, la Fabrique – de dire qu’elle est là et ce qu’elle a à proposer. »

Place aux jeunes ?

« Et Au sens d’un nouveau projet. L’une des conséquences de la renonciation du Président Hollande, c’est que, maintenant, les électeurs de gauche attendent ce qu’une nouvelle génération, une nouvelle offre de gauche peut proposer. C’est mécanique. La bataille sur le bilan n’aura pas lieu, et c’est le projet qui est attendu. »

« Parallèlement nous sommes dans un processus de primaire, que nous avons voulu, que je soutiens à fond et que JC Cambadélis a défendu jusqu’au bout, qui auront lieu  les 22 et 29 janvier, et où désignera  pour la personne qui va défendre ça.

On va potentiellement vers un duel entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Mais le plus important, c’est que les gens qui se réclament de gauche entrent dans la Primaire. Je dis celaen priorité pour Emmanuel Macron : qu’Emmanuel rentre dans e débat de la Primaire de gauche. Tous ceux qui n’iront pas à la Primaire de la gauche non seulement ne seront pas à la hauteur du sacrifice du Président mais en plus offriront un tapis rouge à Marine Le Pen et François Fillon. »