Signataire de l’Appel des 40 -18 mai 2016

A l’initiative de Libération, quarante personnalités demandent au gouvernement de légiférer pour qu’un patron ne perçoive pas plus de 100 Smic.

Libération m’a invitée de co-signer l’appel des 40 pour légiférer sur le salaire des patrons du CAC 40 : vous trouverez par ici cette tribune parue dans Libération et la dépêche AFP qui le résume.

Quarante personnalités, dont des responsables politiques et syndicaux ou des intellectuels, lancent, dans le quotidien Libération du jeudi 19 mai, un appel pour demander au gouvernement de légiférer afin de limiter les salaires des patrons. Les signataires de ce texte proposent qu’un dirigeant « ne puisse pas être rémunéré plus de 100 smic, soit 1,75 million d’euros par an ».

Cette initiative intervient après les polémiques sur les salaires de patrons comme ceux de Renault et PSA, Carlos Ghosn et Carlos Tavares, et la menace brandie mardi par le président François Hollande de passer par la loi. L’appel est assorti d’une pétition en ligne.

Parmi les signataires, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone (PS), mais aussi des responsables syndicaux, l’économiste Thomas Piketty, les sociologues Dominique Méda et Michel Wieviorka, ou encore l’historien Pierre Rosanvallon.

« Un motif de fierté nationale »

Les signataires y estiment que l’on vit « une période inédite dans l’histoire du capitalisme contemporain » où l’écart entre les rémunérations a « explosé ». « Le gouvernement a fait en 2013 le pari de l’autorégulation et celui-ci a échoué », insiste le texte. « En 2015, la rémunération totale des patrons du CAC 40 a augmenté entre 5 % et 11 % selon les évaluations. »

L’appel précise par ailleurs que le principal argument justifiant ces salaires parfois mirobolants – « celui d’un marché mondial des très hauts dirigeants qui nécessiterait un alignement des salaires par le haut » – n’est corroboré par aucune étude économique sérieuse : « En se comportant de la sorte, notre élite économique entretient un sentiment de chacun pour soi délétère. »

Anticipant la possibilité d’une censure du Conseil constitutionnel en cas de loi, les signataires avancent que « le gouvernement peut trouver les moyens » d’éviter cet écueil et mettent l’accent sur le fait que la France sera pionnière en la matière : « Un motif de fierté nationale. » Quant aux craintes éventuelles des investisseurs étrangers, ils rétorquent qu’ils « profiteront d’un vivier de dirigeants “bon marché” ».

 

3 réflexions au sujet de « Signataire de l’Appel des 40 -18 mai 2016 »

  1. Très bien , mais alors pourquoi accepter que certains sportifs perçoivent des rémunérations oh combien bien plus importantes sans incidence direct sur l’activité économique .Que dire également sur les salaires des animateurs de télévision etc …. ne faudrait il pas la même règle pour tous .bye bye

  2. Ping : 472ème semaine politique: Hollande face au complot de gauche. |

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