Tribune « Gap en Mag » – Centres sociaux à Gap – avril 2016

Le groupe Gap @venir publie chaque trimestre une tribune à l’occasion de la diffusion du magazine Gap en Mag. Voici la tribune publiée pour le mois d’avril 2016

Nous souhaitons la bienvenue à Marie-Jo Allemand et à François-Olivier Chartier qui rejoignent le conseil municipal suite à la démission pour raisons personnelles d’Elisabeth Fabrega et de Bernard Jaussaud. Ils ont participé à leur premier conseil municipal le vendredi 12 février dernier.

Lors de cette séance, le maire a proposé la suppression de plusieurs postes dans les centres sociaux des différents quartiers. Cette délibération ne fait que refléter la volonté du maire de réduire sa politique en faveur de la jeunesse.

Les Gapençais sont en droit de se demander si le maire ne souhaite pas tout simplement tuer les centres sociaux en réduisant leurs capacités fonctionnelles et humaines.

Nous le savons, les centres sociaux développent une vie de quartier, du lien social entre les habitants, le club du 3ème âge, les associations de quartiers. Ils proposent des activités culturelles et sportives, mais aussi du soutien scolaire aux enfants en dehors des temps scolaires, et jusqu’à présent lors des vacances scolaires.

En supprimant des postes d’animateur, le maire supprime des activités indispensables à la vie en société et à l’épanouissement de nos enfants.

Ainsi, en supprimant un poste d’animatrice au centre social de Fontreyne, animatrice référente pour le CLAS (accompagnement à la scolarité), à l’accueil loisirs des enfants et qui travaillait avec le quartier des Cèdres, il ne reste qu’un demi-poste d’animation au centre social de Fontreyne pour les jeunes enfants.

Dans le quartier du Haut Gap, les activités organisées ont fait naitre des vocations comme par exemple ces jeunes adolescents un peu perdu, à la dérive qui en participant aux activités mises en place se sont pris au jeu et sont devenus par la suite, après le suivi d’une formation, des animateurs respectés.

Faute d’animateur, il n’y aura plus d’activités.

Aujourd’hui, le maire veut de surcroit supprimer l’accueil de loisirs des centres sociaux lors des vacances scolaires pour le transférer sur les établissements gérés par le CCAS.

La proximité des centres sociaux dans les quartiers et la connaissance spécifique de chaque adhérent, enfant, est un atout que n’aura pas le CCAS.

De plus, les tarifs pratiqués par les centres sociaux pour les animations sont de l’ordre de 1,15 euros à 2,25 euros pour une journée normale d’activité alors qu’au CCAS  le tarif le plus bas est de 10 euros….

Bien des familles ne peuvent faire face à un tel coût et ont décidé de priver leurs enfants de ces activités. Les enfants seront livrés à eux-mêmes et du coup, enclin à une éventuelle petite délinquance.

Chacun peut comprendre que l’accueil des jeunes doit évoluer mais cela doit se faire en totale concertation entre les élus, les services municipaux, les employés des centres sociaux, les associations de quartier et surtout les premières concernées : les FAMILLES.

Karine Berger, Pierre-Yves Lombard, Elsa Ferrero, Mickaël Guittard, Marie-Jo Allemand, François Olivier Chartier