Communiqué de Gap Avenir – Dotations aux collectivités – 18 septembre 2015

Bernard Jaussaud, Karine Berger, Pierre-Yves Lombard, Elisabeth Fabrega, Mickaël Guittard

Le maire de Gap et les élus de sa majorité viennent de distribuer des tracts aux différents ronds-points de Gap et participeront demain à la mobilisation initiée par l’Association des Maires de France contre la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Face à une mobilisation purement politicienne, il faut rétablir quelques vérités.

La baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales de 11 milliards d’euros sur 3 ans s’inscrit dans le plan général d’économies de 50 milliards d’euros sur les dépenses publiques. Ce plan a trois objectifs : soutenir les entreprises, redonner du pouvoir d’achat aux salariés et maîtriser notre déficit public.

En matière de réduction des dépenses publiques, la droite que Roger Didier soutient, prévoit une réduction autrement plus drastique des moyens des communes (plus de deux fois plus élevée).

Pour redresser les finances de la France, chacun doit faire une partie de l’effort. L’Etat a diminué ses dépenses et continue à le faire. Les Français y ont contribué avec l’augmentation de leurs impôts depuis 2010. Il est normal que les collectivités locales y participent aussi, d’autant plus que derrière toute dotation versée il y a à la base un impôt prélevé sur les ménages et les entreprises.

L’effort demandé aux collectivités locales est équilibré et soutenable. Cet effort correspond à moins de 2% des ressources réelles de fonctionnement des collectivités territoriales. De plus, la réforme des dotations aux collectivités annoncée par le Gouvernement pour la fin de l’année, permettra que ces aides soient réparties plus justement en fonction des charges et des ressources réelles des territoires et non plus une « rente » justifiée par l’histoire.

Enfin, des mesures à hauteur d’un milliard d’euros ont été annoncées pour soutenir l’investissement des collectivités locales afin d’éviter un impact négatif sur l’emploi et l’activité des entreprises partenaires.

Cette mobilisation n’est que le prétexte pour faire porter aux autres la responsabilité de ses choix, ou devrait-on dire de ces non choix. La décision du maire de baisser de 10% les subventions aux associations pour économiser 370 000 euros sur un budget total de fonctionnement de plus de 60 millions d’euros relève de la pure démagogie.

Roger Didier a fait le choix de la facilité au détriment du tissu associatif de la ville.

Il aurait pû faire le choix de la responsabilité.