Invitée de Sud-radio – 15 octobre 2014

J’étais l’invitée de Sud radio : retrouvez l’interview ici et le compte rendu ci-dessous.

La députée socialiste des Hautes-Alpes Karine Berger, secrétaire nationale à l’économie au PS, était l’invitée de Christophe Bordet, ce mercredi 15 octobre, sur Sud Radio. “La petite musique de la France”  sur la nécessité d’une relance économique budgétaire en Europe commence à être entendue, selon elle.

Interrogée par le rédacteur en chef de Sud Radio, ce mercredi 15 octobre, sur les risques de sanctions qui pèsent sur la France de la part de Bruxelles, Karine Berger a réagi. Rappelons que le projet de budget français doit être transmis à la Commission européenne ce mercredi 15 octobre, laquelle Commission doit rendre son avis fin novembre.

Pour la députée socialiste des Hautes-Alpes, « il y a beaucoup de bruit autour de cette question, mais cela ne se passe pas comme cela : le sujet n’est pas de savoir ce que la Commission européenne pense de cela. La France, le Gouvernement, Manuel Valls ont choisi de faire un déficit public de 4,4 % cette année, parce que la croissance n’est pas là, parce qu’il est hors de question de nous laisser enfermer dans la récession, dans la dépression. Le sujet, c’est déjà de savoir ce que nous, nous voulons. Or, ce que nous, nous voulons, c’est lutter contre la crise, contre le chômage. On est passé d’un déficit public de plus de 7 % en 2010 à 4,4 % maintenant – donc le déficit se réduit, mais il se réduit lentement, et c’est très bien ».

“La petite musique française est à prendre au sérieux”

« Ce que l’on dit à nos amis européens, italiens, britanniques, allemands, c’est que le risque de déflation est immense, et ce n’est pas ce que fait la France qui compte, c’est la capacité de l’Europe à mettre de l’argent sur la table, pour éviter une explosion du chômage dans les dix prochaines années. La déflation est aux portes de l’Europe, même l’Allemagne – qui a des résultats économiques très mauvais depuis six mois – commence à en prendre conscience, même les puissants milieux économiques et financiers allemands commencent à se dire que notre petite musique, qui est de dire que les finances publiques doivent se redresser mais que la croissance doit se protéger, est peut-être à prendre au sérieux ».