Communiqué – Nous ne laisserons pas MM Kessler et Gattaz détruire le Pacte de responsabilité – 7 mai 2014

Non MM. Gattaz et Kessler, nous ne vous laisserons pas détruire le Pacte de responsabilité

Le Pacte de responsabilité engage les comportements de tous les partenaires sociaux. Aux 30 milliards d’euros de réduction de cotisations doivent être associées des contreparties en termes d’investissement, de compétitivité et d’emploi.

Nous ne laisserons pas les comportements de certains patrons briser et mettre en danger ce compromis social d’intérêt général. Le versement des trois quart des sommes allouées au titre du CICE distribués en dividendes dans l’entreprise de M. Gattaz est inacceptable et porte un coup évident à la philosophie du Pacte. La hausse de la rémunération de M. Kessler, d’environ 500 000 euros, soit plus ou moins le crédit d’impôt reçu par la société Scor au titre du CICE, est une provocation.

Le Parti socialiste rappelle que cet outil est avant tout un outil pour renforcer la compétitivité des entreprises, au service de l’investissement et de l’emploi. La France ne doit pas donner « la priorité à l’accumulation », c’est-à-dire à la rente, comme le croit M. Kessler. Elle doit donner la priorité à l’emploi et à la croissance. Le Parti socialiste refuse de telles pratiques qui entrent en contradictions avec les principes du bon fonctionnement d’une économie sociale de marché.

Comme l’a rappelé le Président de la République ce mardi 6 mai, il est temps de faire preuve de responsabilité, aussi bien du point de vue des employeurs que des employés, et beaucoup de français ont déjà fait énormément d’efforts. Ils doivent être partagés.