Communiqué – L’instrumentalisation de l’affaire Cahuzac par l’opposition contre Pierre Moscovici est triplement inacceptable

Les attaques dont fait l’objet le Ministre de l’économie Pierre Moscovici, orchestrées par l’opposition, et visant uniquement à déstabiliser le gouvernement dans le cadre de l’affaire Cahuzac, sont triplement condamnables.

Condamnables d’abord par mépris des faits : le Ministre, ainsi que le rapporteur général du Budget PS de l’Assemblée nationale et le président de la Commission des finances UMP du Sénat qui ont tous deux eu accès au dossier confidentiel, ont tous confirmé que, suite à la révélation des soupçons, les demandes d’investigation qui avaient été formulées par Bercy auprès des autorités suisses étaient la démarche appropriée dans le cadre. Il est au contraire à l’honneur de Pierre Moscovici et du gouvernement d’avoir fait en sorte que les services administratifs d’un Ministre disposent immédiatement, après informations de presse, de tous les moyens pour enquêter sur leur propre hiérarchie, sans aucune intention de cacher mais pour seulement connaitre la vérité. C’est un processus de transparence qui n’avait jamais été mis en place  sous la Vème République.

Condamnables ensuite par mauvaise foi : lorsque l’UMP  était dans la majorité confrontée à des soupçons sur un Ministre de Bercy, les responsables d’alors n’ont jamais tenté eux de connaitre la vérité au travers d’une enquête diligentée par les services fiscaux. Au contraire, les allégations nombreuses n’ont fait l’objet d’aucune enquête interne, comme par souhait de ne pas chercher à connaître la vérité. Les insinuations de Gilles Carrez sont un cas d’école de ce double langage politicien  : alors qu’il reproche à Bercy de ne pas avoir interrogé les banques du monde entier sur la situation de Jérôme Cahuzac, il a justement été le seul en hémicycle lors de l’examen de la loi bancaire à lutter contre la publication de la présence de nos banques dans les pays d’exil fiscal. C’est Pierre Moscovici qui a au contraire fait en sorte que cette publication soit désormais la règle.

Condamnables enfin par mépris de la justice : dans l’acharnement politicien d’utiliser les fautes d’un ancien ministre qui a menti à tous contre des adversaires politiques, l’opposition fait semblant d’oublier que dans le contexte de révélation de l’affaire, il ne pouvait pas être question pour le Ministre de l’économie de piétiner la présomption d’innocence et que toute action d’enquête interne ne pouvait s’inscrire que dans ce cadre de cette présomption.