Communiqué sur l’intervention du Président – 28 mars

Karine Berger, Secrétaire nationale à l’économie

Le président de la République a appelé à la mise en œuvre de tous les outils mis en place par le gouvernement pour mener la bataille contre la crise

Le président de la République a réaffirmé son cap, celui de la bataille pour l’emploi, pour inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année et pour répondre aux attentes des salariés qui perdent leur emploi. Les outils pour cette bataille sont mis en place et vont être utilisés pleinement sur tout le territoire : emplois d’avenir et contrats de génération. Le Parti socialiste salue l’engagement donné ce soir qu’un chômeur sur deux disposera d’une formation professionnelle en moins de deux mois.  C’est aussi par la formation que la lutte contre le chômage sera gagnée. 

Face à la crise, le président de la République a aussi réaffirmé son cap, celui de la bataille pour reconstruire la croissance de la France dès la fin de l’année 2013. C’est la production nationale qui est en cause. C’est la mobilisation de tous qui est nécessaire. C’est pour cela que l’investissement dans les filières nouvelles est relancé par le gouvernement. C’est pour cela que des mesures de soutien à l’artisanat notamment dans le bâtiment ont été prises. En même temps, les outils mis en place par le gouvernement pour restaurer la croissance sont puissants : 35 mesures du Pacte de compétitivité, réforme bancaire qui permet de reprendre le contrôle de la finance au service de la vraie économie, création de la Banque Publique d’investissement. Pour restaurer la confiance des entreprises, le Président de la République a annoncé un choc de simplification en faveur de la vie quotidienne des PME en annonçant une division par 2 ou 3 des documents administratifs transmis par les entreprises. Le Parti socialiste salue cet engagement très concret qui peut changer la vie de tous les jours des petites entreprises.

Le Président a aussi rappelé que son cap s’appuyait sur le redressement des finances publiques tout en rétablissant la justice piétinée par 10 ans de droite. Les efforts budgétaires s’appuieront sur la réduction des dépenses de l’Etat par la dématérialisation et la simplification de l’administration. En 2013 l’Etat ne dépensera pas plus, et en 2014 l’Etat dépensera moins pour réduire progressivement les prélèvements. C’est une évolution historique.

Le président de la République a rappelé que la protection du pouvoir d’achat des Français était une priorité : c’est pour le pouvoir d’achat que le gouvernement a encadré les loyers, limité les frais bancaires, limité les prix de l’énergie. Et c’est pour le pouvoir d’achat que le Président a annoncé la possibilité de débloquer l’intéressement des salariés.  Et pour protéger leur pouvoir d’achat, les Français ne connaîtront aucune hausse nouvelle de fiscalité ou de taxe pour financer l’Etat en 2013 et 2014. Pour rendre plus juste la répartition salariale dans l’entreprise,  une taxe de 75% sur les salaires supérieurs à 1 million d’euros payée par les entreprises sera mise en œuvre, conformément à l’engagement pris pendant la campagne.

Enfin le redressement de la France passe aussi par le redressement de l’Europe : c’est pour cela que la France a été à l’initiative de l’Union bancaire et de la taxe sur la transaction financière. Le Président a réaffirmé très fermement son opposition à l’austérité comme orientation pour l’Europe au nom des peuples et de l’idéal européen.

Le Parti socialiste réaffirme son soutien total au président de la République et le gouvernement dans la bataille de la France pour l’emploi, la croissance et le pouvoir d’achat.